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nouvelles SANTE parues dans la presse

PLFSS 2018

(Projet de Loi de Finance de la Sécurité Sociale discutée en ce moment à l'Assemblée Nationale)

Le gouvernement a annoncé une économie à réaliser en 2018 sur l'hôpital public de 1,46 milliards d'€.
Comment ? La ministre explique : en fermant des lits, en rationalisant les achats, en augmentant le forfait hospitalier.

Dans mon service, pour une place qui se libère, j'ai douze demandes... Alors, je ne sais pas où sont ces lits qui ne servent à rien, a réagi Renaud Pequignot, chef du service gériatrie des hôpitaux de Saint-Maurice (Val-de-Marne). On est complètement plein, les services sont pleins, les urgences sont pleines."

Pourquoi fermer des lits ? Pour pouvoir supprimer des postes de soignants derrière ! L'hôpital de Mayenne a perdu 45 lits (chiffres officiels) entre 2015 et 2016, soit 7,25% de son potentiel. L'hémorragie a continué en 2017 et il y a fort à parier que l'objectif imposé par l'ARS des Pays de Loire (46 lits d'ici 2018) va être largement dépassé. Mais perdre des lits, c'est perdre de l'activité, et donc des revenus pour l'hôpital, et creuser ainsi encore son déficit.

La rationalisation des achats existe déjà. C'était même une des principales justifications pour la mise en place des GHT. Est-ce qu'aller plus loin signifierait la disparition de services entiers pour tout concentrer sur l’hôpital-support ? On attend des explications.

En développant l'ambulatoire (accueil pour une intervention et retour au domicile dans la même journée), de 50% actuels à 70% d'ici 2022, Mme Buzyn compte faire faire à l'hôpital public de substantielles économies. Sauf que, d'une part l'ambulatoire a déjà considérablement augmenté ces dernières années (+ 49% depuis 2009) et il semble que l'on soit arrivé près du maximum envisageable, et d'autre part, la disparition de 9,2% du nombre de généralistes depuis 10 ans (données Conseil de l'ordre) risque de mettre en péril la santé des malades les plus fragiles s'ils ne sont pas réellement suivis par une équipe médicale à leur retour à la maison.

Enfin, la baisse de la tarification de l'ambulatoire (ce que paie la sécu à l'hôpital) entraîne les hôpitaux dans une spirale déficitaire, ce qui pose, comme la ministre l'a elle-même relevé, le problème du financement des hôpitaux, donc de la tarification à l'acte (T2A). Mais, comme l'écrit le journal Les Echos, le 23 octobre dernier, "l'éléphant du système de santé [l’hôpital public - NDLR] cache tout un troupeau de cliniques et de médecins libéraux dont le mode de rémunération gagnerait, lui aussi, à mieux prendre en compte la pertinence des soins". Précision est donnée dans le même article : "Quand certains établissements, des cliniques privées en particulier, affichent des taux d'accouchement par césarienne très supérieurs à la moyenne nationale, inférieure à 20 %, il est permis d'y voir en bonne partie la conséquence d'un mode de rémunération plus favorable à l'acte chirurgical qu'au geste médical".

Qu'en termes choisis ces choses-là sont dites... Alors en finir avec la T2A, oui, mais clairement, sans stratagèmes pour contourner le problème, et sans faire supporter au seul hôpital public les conséquences de cette mutation...

PG - 25.10.2017


Edouard Philippe et Agnès Buzyn ont présenté ce vendredi 13 octobre 2017, en Haute-Vienne, leur plan de lutte contre les déserts médicaux.

Le Parisien 14.102017

« L'accès aux soins est au coeur du pacte social », a déclaré le Premier ministre à Châlus. Un peu plus de 8% de la population vit dans l'une des 9 000 communes manquant de généralistes, soit environ 5,3 millions d'habitants, selon les chiffres du gouvernement, qui prévoit d'affecter 200 millions d'euros en cinq ans au règlement de ce problème.

- La liberté d'installation maintenue mais plus d'offres de stage. « Je ne crois pas à la répartition forcée et administrative » des médecins, a insisté le Premier ministre, qui veut « faire confiance aux acteurs » faciliter les initiatives locales. Le numerus clausus ne bougera pas non plus mais, pour attirer les jeunes médecins dans les zones sous-dotées, les stages dans les cabinets de médecine libérale seront plus nombreux.

- Les jeunes retraités et les infirmiers en renfort. Les médecins libéraux qui exercent à temps partiel dans des déserts médicaux verront leurs primes revalorisées. Les jeunes retraités pourront continuer d'exercer à temps partiel grâce à une exonération de cotisation sur le cumul emploi-retraite. Les infirmiers libéraux pourront, en partenariat avec des généralistes, suivre des malades chroniques. Le nombre de zones bénéficiant d'une aide à l'installation de nouveaux médecins passera de 7% à 18% du territoire.

- 300 postes de consultations « avancées ». Grâce à des simplifications réglementaires, des praticiens hospitaliers pourront exercer une journée par semaine dans une maison de santé.

- La télémédecine en renfort. D'ici à 2020, tous les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et tous les territoires sous-doté seront équipés d'un matériel de téléconsultation. Au préalable, les médecins libéraux et l'Assurance maladie devront s'entendre, lors de négociations prévues au premier trimestre de 2018, sur les tarifs de cette médecine à distance.

communiqué de la coordination nationale

22.06.2017

Le bilan à un an des GHT mené par le SMPS (directeurs et cadres de santé d'établissements hospitaliers) révèle un mal-être croissant dans les directions


Publié le 22/06/17 - 14h15 - HOSPIMEDIA 

Au printemps 2016, le SMPS avait fait tomber les masques dans une enquête sur le mal-être généré par la mise en œuvre des GHT. Un an plus tard, le même travail mené pour son 70e congrès maintient ce constat et l'aggrave même parfois. À la nouvelle ministre, Agnès Buzyn, de répondre rapidement aux attentes faute de quoi l'échec s'annonce inévitable.

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19.05.2017

UN ASSUREUR DIR CAB DE LA NOUVELLE MINISTRE

artricle du journal "L'opinion" du 19.05.2017

Agnès Buzyn, la nouvelle ministre de la Santé, a nommé Gilles de Margerie en qualité de directeur de cabinet. Il a démissioné jeudi soir, à effet immédiat, de ses précédentes fonctions, celles de directeur général adjoint dans le groupe de protection sociale Humanis. Plutôt financier, son profil est complémentaire à celui de la ministre, professeure de médecine. Il pourra diriger les travaux voulus par Emmanuel Macron, la réforme des retraites, mais aussi et surtout la meilleure articulation du rôle de l'Assurance-maladie et des assureurs complémentaires.

Voilà une nomination qui ne laisse plus aucun doute sur les intentions du nouveau président de la République, Emmanuel Macron. Après une longue journée de tractation, hier, Gilles de Margerie va être nommé directeur de cabinet de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn. Un assureur, donc ! Gilles de Margerie était en effet directeur général adjoint du groupe Humanis, le troisième groupe de protection sociale paritaire du marché (assurance santé, prévoyance et retraite complémentaire). Il a démissionné à effet immédiat jeudi soir.

C'est un attelage inédit et pour la première fois, les assureurs, généralement conspués par le monde médical, entrent dans la bergerie. Par la grande porte ! A n'en pas douter cette nomination va faire jaser. Nicolas Revel, le patron de la Cnam, que nous disions pas très enthousiaste concernant l'arrivée de monsieur de Margerie, dément les réserves que nous lui avons attribuées.

Gilles de Margerie a le profil de l'emploi et une certaine complémentarité avec Agnès Buzyn. Professeur de médecine, la nouvelle ministre de la Santé aura besoin de cet homme de chiffres. Ancien élève de Ecole normale supérieure (ENS), agrégé de sciences sociales et ancien élève de l'ENA, il avait commencé sa carrière en 1983 à l'Inspection générale des finances. Il a naturellement fréquenté les cabinets ministériels, celui de Roger Fauroux à l'Industrie et aussi celui de Michel Rocard, comme conseiller technique chargé des affaires industrielles. Depuis 1992, il est dans le privé, dans le groupe Crédit agricole d'abord, puis associé gérant senior chez Ricol Lasteyrie, société d'expertise et de conseil financier.

Depuis 2013, il occupait le poste de DGA chez Humanis. Il a participé, sous la conduite du directeur général, Jean-Pierre Menanteau, lui aussi énarque, au redressement financier d'Humanis _ l'équilibre des comptes a été retrouvé pour l'exercice 2016 _ et à la fusion opérationnelle des trois entités qui composaient le groupe (Novalis-Taitbout, Aprionis et Vauban-Humanis).Voici l'endroit pour votre texte. 

19.12.2016

Le Pr Philippe Even radié par l'ordre des médecins

Dans son ouvrage, intitulé Corruption et crédulité en médecine, ce spécialiste en pneumologie dénonçait, au travers d'une enquête, les rouages des laboratoires pharmaceutiques et leurs manières, selon lui, d'influencer la communauté médicale et notamment les chercheurs.

France Info lire ICI

15.12.2016

Les patients vont désormais noter les hôpitaux et les cliniques sur un site gouvernemental


Les hôpitaux et cliniques vont désormais se voir attribuer des notes de satisfaction des patients, publiées pour la première fois ajourd'hui sur le site Scope Santé, selon la Haute autorité de Santé (HAS).

Libération la suite ICI

Le Figaro voir aussi là

14.12.2016

Un comparateur officiel des prix des maisons de retraite et Ehpad

Le gouvernement lance ce 14 décembre un "comparateur officiel des prix des maisons de retraite", destiné à aider les personnes âgées et leurs familles à faire un choix parmi près de 7.000 établissements publics et privés du territoire. La qualité des services n'y est en revanche pas évaluée.

France infos ICI

14.12.2016

Un décret en préparation

La dernière réunion du comité de suivi des groupements hospitaliers de territoire (GHT) de l'année 2016 s'est tenu le 6 décembre. Une première synthèse des groupes de travail sur les ressources humaines y a été présentée, d'après un compte rendu dont Hospimedia s'est procuré copie.

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02.12.2016

Olivier Richefou dévoile sa stratégie pour les EHPAD de la Mayenne

Après un moratoire de deux ans, le département de Mayenne reprend ses investissements de travaux en Ehpad. Optimiser l'offre d'hébergement proposée aux personnes âgées dépendantes, tel est le cap donné. Cela passe donc par la fermeture de certaines structures mais pas seulement.

Olivier Richefou présente à Hospimedia sa stratégie.

Hospimédia ICI